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 L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-

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patton50



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MessageSujet: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   Mar 22 Mar - 16:40

L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-


Près de Carentan un village à subit des represaille de la division allemands qui a commis la tragédie de oradour quelle jour avant.


L'histoire de Graignes, ce petit village martyr inconnu de ses compatriotes. Un village en effet oublié des français, ou 32 soldats américains sont morts avec 31 civils qui avaient choisi de ne pas les laisser se faire massacrer. L'histoire terrible de Graignes commence le mardi 6 juin 1944 à deux heures du matin, avec l'atterrissage de 12 planeurs Horsa de 28 places, les planeurs du 507ème régiment PIR américain de la 82ème division aéroportée, qui, largués un peu trop tard par leurs avions convoyeurs gênés par des tirs de Flak, sont venus se vautrer n'importe comment dans les marais autour de Carentan, alors qu'ils étaient censés se poser à Amfreville, dans la Manche, (à 5 km à peine de St Mère Eglise, bien davantage connu comme fait de guerre notoire). Ils se retrouvent bien trop au sud du point souhaité par leur état major (ils sont atterris bien en dessous de Carentan !). Destinés à protéger l'arrière des débarqués des plages de la Manche, qui surgissent quelques heures après des flots, ils ne pourront le faire. Quand les hommes sortent de leurs engins, dont beaucoup se sont séparés en deux ou trois morceaux dès l'atterrissage (la particularité du Horsa), ils font le point et constatent que leur largage de nuit est un véritable fiasco : ils se sont enfoncés bien trop loin dans les lignes ennemies ! Encerclés, ils peuvent être à tout moment faits prisonniers ou massacrés et n'apporter aucune aide au débarquement proprement dit. Ce ne sont pas les seuls à être dans le pétrin : leur propre commandant du régiment, le Colonel Millett sera fait prisonnier trois jours après dans les environs d'Amfreville, en tentant sans succès de rassembler ses hommes ! Car avant tout, malgré l'éparpillement des largages défectueux, il faut impérativement se regrouper. Vers 10 heures du matin, un premier lot de 25 paras dirigé par le capitaine Leroy D. Brummitt émerge en plein milieu du petit village de Graignes. A midi un deuxième lot arrive, sous les ordres de Major Charles D. Johnson, qui prend le commandement de l'ensemble. Et décide de rester à Graignes, en attendant d'être rejoint par le gros de l'offensive : au Nord, les allemands sont bien trop nombreux, il serait vain de vouloir les attaquer, et Carentan est à 15 bornes au nord, cernée elle aussi par les allemands. La situation est donc critique pour le bataillon ou plutôt ce qu'il en reste. Pour certains de leurs camarades c'est pire : alourdis par leur charge de matériel (ils devaient installer des positions défensives et étaient porteurs d'armes lourdes) certains se sont noyés dans les marais de la région dès le premier contact avec le sol français, ou plutôt avec ses eaux. Dans les premières heures du débarquement, avec la boucherie sans nom que sont les combats d'Omaha Beach, l'état major allié craint alors pour la suite du débarquement. Tout ne se passe comme prévu, loin de là. Les prochaines heures seront cruciales.

Heureusement, à Graignes, les villageois, tout de suite, ont pris fait et cause pour leurs libérateurs américains et les aident à se positionner au mieux dans le village. L'église est réquisitionnée comme poste d'observation et comme infirmerie. Les hommes disposent d'un très bon équipement de base, de 5 redoutables mitrailleuses lourdes Browning M1919 A-4 de 30 mm pesant 14 kilos, munies de balles perforantes, efficaces jusqu'à 1000 m de distance, de mines antichars, et même de deux mortiers de 81mm. Les balles spéciales des mitrailleuses chauffent tellement que seules de courtes rafales sont autorisées, mais leur efficacité est redoutable pour un calibre de ce genre. Vers 17 heures, un troisième groupe les rejoint. A la nuit, d'autres encore. Au petit matin du jeudi 7 juin, Graignes se réveille avec 182 habitants de plus (170 soldats et 12 officiers - d'aucuns citant 168 et 14). Les soldats s'entendent parfaitement avec la population locale grâce à leur arme secrète débarquée de loin : le Sergent Benton J. Broussard, un acadien de Louisiane, qui parle le cajun, ce vieux français du XVIIIème ! L'homme fait merveille, servant d'interface entre les soldats et le dynamique maire Alphonse Voydie qui répartit avec autorité les tâches de ces concitoyens : ravitaillement, surveillance et ramassage des armes éparpillées un peu partout. Dans un discours flamboyant tenu au milieu de l'Eglise, le maire a en effet demandé à tous ses concitoyens d'aider le plus possible les américains. Et tous l'ont suivi dans un même enthousiasme, malgré les craintes évidentes de représailles en cas d'arrivée des allemands. Au premier rang d'entre eux, Germaine Boursier, l'épicière, qui organise dans sa "maison rouge" et en moins de deux toute la logistique du ravitaillement de troupes en recrutant toutes les cuisinières du village. Les soldats, dont on craint le sacrifice, sont choyés par tout le village. Les deux nations, par l'intermédiaire des paras et des villageois font bien cause commune contre l'occupants nazi. C'est peut être le meilleur exemple d'une unité bâtie sur l'instant, sans se poser de questions. Les deux acceptent de prendre tous les risques, en se les partageant sans jamais rechigner. Graignes est bien en cela un symbole franco-américain fort, sinon le plus fort de tous ces événements tragiques liés au débarquement.

Tous les villageois ont bien compris le problème des américains déjà encerclés avant même de bouger, et décident de les aider à défendre le village, et à en faire un vrai camp retranché, en partant à la pêche aux munitions perdues disséminées dans les environs : les américains leur ont expliqué qu'il leur manque des containers d'armes, largués sous parachutes par les bombardiers accompagnateurs et perdus dans les marais. Bateaux, charrettes, tout est bon alors pour retrouver les cylindres magiques, les ouvrir, et prendre les armes ou les explosifs et les cacher dans des charrettes sous du foin, du fumier, ou de l'engrais. Et passer ainsi au nez et à la barbe des contrôles allemands qui eux aussi cherchent la même chose. Dans la pêche miraculeuse, les gens de Graignes ramassent même des parachutes : c'est de la soie véritable, et en pleine guerre c'est une denrée extrêmement rare. De la soie est collectée dans les deux jours qui suivent, mais aussi de nouveaux mortiers et d'autres mitrailleuses de 30mm qui pèseront lourd dans les heures à venir. Graignes devient un autre Fort Alamo, comme le disent avec fierté et patriotisme les historiens US.

Le samedi 10, au petit matin, quatre jours déjà après le débarquement, des accrochages se produisent avec les troupes allemandes sur des avant-postes de Graignes. Sur l'un des cadavres de soldats allemands, les paras découvrent un document précisant le mouvement prochain d'une division blindée, la 17eme xx Panzergrenadier Division, ce qui n'augure rien de bon. Ce sont des Waffen xx, c'est à dire des nazis directement sous les ordres d'Himmler. Parmi les pires. Le lendemain dimanche 11 juin, à 10 heures, ils arrivent dans le village, et la messe de 10 h qui se tenait en présence des soldats US est vite interrompue par des explosions et des tirs, et une énorme explosion, celle du pont à l'entrée de la route menant au village. L'arrivée des allemands est repoussée, mais pas pour longtemps. En début d'après-midi, un déluge d'obus de mortiers s'abat sur le village. Le lendemain, à 7 h, ce sont des tirs de 88, venant de deux affûts visibles des jumelles du commandant américain. Le signe précurseur d'un terrible assaut qui va durer jusque la nuit. Les américains font plus que résister, à plus d'un contre dix, et infligent des pertes énormes aux allemands. On parle de plus de 800 victimes, voire 1200, dans leurs rangs. En fin d'assaut, les mortiers américains sont quasiment utilisés à tir rasant : les paras du 507ème se battent avec l'énergie du désespoir. Ils perdent deux officiers le lieutenant Farnham et le Major Johnson, celui qui dirigeait l'unité, tous deux tués par un tir d'obus de 88, ont des blessés et une dizaine de morts, et dans la nuit décident de quitter le village pour rejoindre les marais.

Le lendemain, lundi 12, les nazis l'envahissent, foncent dans l'église et font tout d'abord prisonniers les blessés restés sur place. Ils sont tous emmenés, avec leur officier le capitaine Sophian, et tous fusillés ou noyés dans les canaux environnants. Mais cela ne suffit pas à assouvir leur vengeance : ils entraînent les deux prêtres présents, le père Leblastier et le franciscain Lebarbachon et leur logent une balle dans la tête. Une jeune fille de 18 ans, Madeleine Pezeril et une petite fille de huit ans, à peine Eugénie Dujardin, sont tuées sauvagement dans leur lit. Ils fouillent toutes les maisons, les 44 otages retenus la veille ayant refusé de coopérer pour dénoncer les aides dont les américains ont bénéficié. Le mardi 13 juin, n'ayant rien obtenu des villageois restés muets, fous de rage, ils incendient l'église, brûlant les corps des deux prêtres et de la jeune fille et de l'enfant assassinés, et incendient 66 autres maisons du village et en endommagent irrémédiablement 159. A leur départ, l'école et l'église de Graignes n'existent plus, le village n'est qu'une ruine fumante. C'est un autre Oradour et un autre Maillé, la signature des xx aux abois en 1944 dans le pays. Au total, ils laissent derrière eux 63 morts. Seul le clocher du XIIème siècle resté debout défie toujours l'occupant.


Mais dans leur haine meurtrière, ils passent fort heureusement à côté d'un groupe de paras US fort de 21 hommes, réfugiés dans une grange, sous la protection d'une famille de Graignes, celle des Rigault. Elle contient ces soldats partis se réfugier dans les marais et revenus en espérant un soutien que la population, malgré les menaces de terribles représailles, leur offre instantanément. Ils y restent dans un silence total pendant 2 jours encore, interrompus par une visite des allemands, qui perce le plancher où ils se cachent à la baïonnette, mais sans succès. Le jeudi 15, dans la nuit, le maire leur propose de partir via les marais, sur un petit bateau à fond plat dirigés par un gamin courageux de 15 ans, Joseph Folliot. Deux heures plus tard, ils abordent en territoire contrôlé par les leurs. Sur les 182 soldats présents à Graignes, 150 s'en sortiront vivants ! Grâce à l'incroyable solidarité des villageois qui ont perdu à une personne près autant d'habitants que les américains de parachutistes ! Mais leur belle et terrible histoire restera totalement inconnue du grand public pendant des années. Il faudra même attendre 1984 pour que les villageois apprennent que les 21 de la grange des Rigault s'en sont tous sortis vivants ! Deux années plus tard, deux anciens officiers rescapés du 507ème, Frank Naughton âgé à l'époque des faits de 24 ans seulement, et le premier lieutenant "Pip" Reed obtiennent des autorités américaines la reconnaissance de la bravoure des habitants de Graignes. Le 6 juin 1986, revenus sur l'emplacement même des vestiges de l'église du village, ces officiers américains décorent 11 villageois du Distinguished Civilian Service, dont Odette et Marthe Rigault, et 5 à titre posthume. Et inaugurent la plaque de marbre où sont inscrits les noms des 63 martyrs. Il aura fallu 42 longues années pour y arriver et saluer dignement le sacrifice du village.




Un lien du site actuelle.


http://www.normandie44lamemoire.com/fic ... ignes.html
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jee py

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MessageSujet: Re: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   Mer 13 Avr - 8:16

Massacre de Graignes.

Liste des Paras tués à Graignes :

GI’s du 507th :

Sérial 25 avion n°46 C47 43-15335

Maj Johnston Charles D. – Tué lors des combatsO-023461 – XO,3/507 – Dcd le 11 juin 44 - Enterré aux USA

Sérial 25 avion n°47 C47 42-92773

Capt Sophian Abraham Jr. – Exécuté - O-1700222 - Surgeon,507 – Dcd le 11 juin 44 - Enterré aux USA

S/Sgt Hornbaker Nelson F. Jr. – 6948738 - Médic - RHQ – Né en 1909 , Pennsylvania - Décédé le 11 juin 44 - Ce trouve sur le mur des disparus du Cimetière de Colleville-sur-Mer.

Pvt Casas Jesus – 39405908 - Médic – Né en 1913 ou 1923 , California - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc A – Rangée 3 – Tombe 43.

T/4 Pillis Edward J. – 31125706 - Médic - Né en 1917 , Connecticut – Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc F – Rangée 8 – Tombe 6

Pvt Miller Robert R. – 33483633 – Médic – Né en 1922 , Pennsylvania– Décédé en juillet 44 - Enterré aux USA

Pvt Rockwell Robert R. – 31387989 - HQ3 – Né en 1925 , Massachusetts - Décédé le 11 juin 44 - Enterré aux USA


Sérial 25 avion n°48 C47 42-92066

LT Hoffman Elmer F. – O-1307969 - SVC - Décédé le 12 juin 44 - Enterré aux USA

Sgt Murray Harry W. – 20454264 – RHQ – Né en 1921 , North Carolina - Décédé le 07 juillet 44 ?? - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc E – Rangée 3 – Tombe 6

Pfc Purcell David E. – 14060086 – 3HQ – Né en 1923 , Georgia ( Aurait participé à la mission Varsity )

Sgt Choquette Walter L. – Exécuté - 19071264 - RHQ – Né en 1921 , Montana - Décédé le 13 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc J – Rangée 22 – Tombe 32



Sérial 25 avion n°49 C47 42-92882

S/Sgt Gunning Kenneth B. – 13042992 - HQ3 – Né en 1920 , Maryland - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc H – Rangée 2 – Tombe 37

Cpl Lempke Reuben F. – 36800072 - HQ3 - Décédé le 11 juin 44 - Enterré aux USA

Cpl Lucas Willard J. – 33232088 - HQ3 – Né en 1921 , Pennsylvania - Décédé le 11 juin 44 - Enterré aux USA

S/Sgt Tessier Jean E. – 11063484 – 3HQ – Né en 1920 , Rhode Island

Sérial 25 avion n°51 C47 41-24173

Pvt Travers Thomas J. – 12065218 - HQ3 – Né en 1916 , New York – Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc E – Rangée 16 – Tombe 34


Sérial 25 avion n°52 C47 42-32919

Lt Farnham Elmer F. – Tué lors des combats O-1292494 - HQ3 - Décédé le 11 juin 44 - Enterré aux USA

Pvt Baragona George S. – 34076876 - SVC – Né en 1919 - Décédé le 11 juin 44 - Enterré aux USA

Pfc Stachowiak Joseph A. – 33407446 – Médic – Né en 1922 , Pennsylvania - Décédé le 11 juin 44 - Enterré aux USA


Sérial 25 avion n°53 C47 42-24379

Lt Maxwell Lowell C. – Tué lors des combats1321322 - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc C – Rangée 6 – Tombe 33

Cpl Allen Marvin H. – 18081002 - HQ3 – Né en 1922 , Texas - Décédé le 11 juin 44 - Enterré aux USA


Pfc Reaves Lacy H. – 34306532 - HQ3 – Né en 1921 , North Carolina - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc G – Rangée 13 – Tombe 37


Sérial 25 avion n°54 C47 41-38699

Sgt Broussard Benton J. – 34074612 - HQ3 – Né en 1922 - Décédé le 11 juin 44 Enterré aux USA


Pvt Martinez Arnold J. – 18069123 - HQ3 – Né en 1921 - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc E – Rangée 11 – Tombe 7



GI’s du 501th :

Capt Bogart Loyal K. – O-467440 – CO,Cie B - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de St James. Bloc F – Rangée 17 – Tombe 6


Pvt Love William H. – 32548845 - HQ1 – Né en 1920 , New York - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc B – Rangée 12 – Tombe 37


T/4 Callahan Roy M. – 37065428 - Cie B – Décédé le 11 juin 44


Pvt Weiss Herbert – 36547711 - Cie B – Décédé le 11 juin 44


GI’s du ? :

Sérial 25 avion n°40 C47 42-108888

1Sgt ( Pvt ) Mc Inti(y)re Cyril B.
Peut-être - Pvt Mc Entire B. – 34585290 – Cie H 507th – Né en 1921 , Alabama – Décédé le 10 juin 44
- Enterré aux USA


Cpl Noff James


Cpl Parklom Léonard


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jee py

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MessageSujet: Re: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   Jeu 14 Avr - 8:02

Hello à vous tous ,

Comme vous avez pu voir , j'ai mis les info que j'ai trouvé sur différents sites .

Je n'ai malheureusement rien trouvé par rapport au Cpl Noff et Parklom. Ils sont tout deux inconnus sur les tablettes de la 82nd et du 501th .

Pour le Pfc Purcell David j'ai trouvé des données qui signalent qu'il aurait participé à la Mission Varsity en Allemagne en 45. Il ne serait donc pas mort à Graignes.

31 noms figurent sur la liste , mais 19 ont été exécutés. Dans les textes on retrouve les noms du Cap Sophian Abraham et du Sgt Choquette Walter L.mais aucun autre noms de Paras exécutés.

Pour info , il y avait 19 américains blessés dans l'église lors de la prise du village par les Allemands.

Vus l'état de Trois d'entres eux , ils seront exécutés dans l'église

Cinq d'entres eux ont été exécutés à coups de baïonettes derrière l'église et jetés dans l'étang.

Neuf d'entres eux seront conduit quelques Km plus loin , du côté de Mésnil Angot . Ils seront forcés de creuser des trous et ils seront exécutés d'une balle dans la nuque. Le Sgt Choquette fera partis de ces hommes.

Deux autres seront retrouvé exécuté dans un champs prêt de l'étang.

Jee Py



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jee py

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MessageSujet: Re: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   Jeu 14 Avr - 8:30

Autres faits étonnant :

Le Sgt Choquette Walter L. serait mort le 13 juin . Hors l'exécution a eu lieu le 11 juin ?

Le Ssgt Murray Harry W. serait décédé le 07 juillet 44 ??? A vérifier car enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer.

Le Pvt Miller Robert R. serait également décédé durant le mois de juillet 1944 ??

Le Lt Hoffman Elmer F. serait décédé le 12 juin 1944 . Hors l'exécution a eu lieu le 11 juin ?

Beaucoup de coins d'ombre. S'agit-il d'une faute de frappe , d'erreur de personnes ou autre , je n'en sait rien.

@+
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patton50



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MessageSujet: Re: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   Jeu 14 Avr - 17:18

merci pour l'info.
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GI Joe

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MessageSujet: Re: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   Ven 15 Avr - 6:56

Et en plus, c'est tout près de Moon-sur-Elle !!!!!!!
Encore 45 jours !!
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patton50



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MessageSujet: Re: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   Ven 15 Avr - 6:58

il y a un petit bout c'est près de carentan et c'est dans un lieu très retiré. du mémorial on a une vu impressionnante sur les marais.
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jee py

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MessageSujet: Re: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   Mar 8 Mai - 16:55

Petite visite au Cimetière de Colleville-sur-Mer

S/Sgt Hornbaker Nelson F. Jr. – 6948738 - Médic - RHQ – Né en 1909 , Pennsylvania - Décédé le 11 juin 44 - Ce trouve sur le mur des disparus du Cimetière de Colleville-sur-Mer.



Pvt Casas Jesus – 39405908 - Médic – Né en 1913 ou 1923 , California - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc A – Rangée 3 – Tombe 43.







T/4 Pillis Edward J. – 31125706 - Médic - Né en 1917 , Connecticut – Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc F – Rangée 8 – Tombe 6







Sgt Murray Harry W. – 20454264 – RHQ – Né en 1921 , North Carolina - Décédé le 07 juillet 44 ?? - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc E – Rangée 3 – Tombe 6







Sgt Choquette Walter L. – Exécuté - 19071264 - RHQ – Né en 1921 , Montana - Décédé le 13 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc J – Rangée 22 – Tombe 32







S/Sgt Gunning Kenneth B. – 13042992 - HQ3 – Né en 1920 , Maryland - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc H – Rangée 2 – Tombe 37







Pvt Travers Thomas J. – 12065218 - HQ3 – Né en 1916 , New York – Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc E – Rangée 16 – Tombe 34







Lt Maxwell Lowell C. – Tué lors des combats – 1321322 - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc C – Rangée 6 – Tombe 33







Pfc Reaves Lacy H. – 34306532 - HQ3 – Né en 1921 , North Carolina - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc G – Rangée 13 – Tombe 37







Pvt Martinez Arnold J. – 18069123 - HQ3 – Né en 1921 - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc E – Rangée 11 – Tombe 7







Capt Bogart Loyal K. – O-467440 – CO,Cie B - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de St James. Bloc F – Rangée 17 – Tombe 6

Pvt Love William H. – 32548845 - HQ1 – Né en 1920 , New York - Décédé le 11 juin 44 - Enterré au Cimetière de Colleville-sur-Mer. Bloc B – Rangée 12 – Tombe 37
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Gennaker

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MessageSujet: Re: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   Mer 16 Jan - 22:29

Les Geronimos à Graignes

Le 507th Parachute Infantry Regiment est le dernier régiment a entré dans la zone de combat le 6 juin 1944 peu après deux heures 30 du matin. pour mémoire, les premiers troopers de la 101st ont commencé à sauter vers minuit 20. C'est donc une Flak allemande bien alertée qui accueille le régimentdu Colonel Georges "Zip" Millet. L'objectif du régiment est la Drop Zone T, à l'ouest du Merderet vers Amfreville. Les 2 000 hommes du 507th volent à bord de 117 appareils du 61st Troop Carrier Group (3/507th) et du 442nd Troup Carrier Group (1/507th et HQ/507th). Seulement deux appareils sur 5 disposent d'un navigateur à bord. Pire, Très peu sont équipés du système de localisation GEE ou du système Eureka-Rebecca. Les équipages, désorientés par l'intense activité antiaérienne, dispersés par des vents de plus de 40 km/heure, condamnés au silence radio et à l'obligation de revenir en Angleterre SANS leurs paratroopers, vont se trouver livrés à eux mêmes au moment d'allumer la lumière verte, signal du saut. La proximité de la Manche et la crainte, comme ce sera le, cas, de larguer les troopers dans la mer précipitera des prises de décision hâtives et malencontreuses.

Il est environ une heure du matin ce 6 juin 1944 quand la famille Rigault habitant Le Port Saint Pierre à Graignes, est réveillée par une amie de la famille, Lucie Mauduit. Elle leur présente ujn immense soldat, à la figure barbouillée de noir. Il s'agit d'un parachutiste américain, vraisemblablement du 501st PIR. Il produit une carte et demande à situer sa position. mais sa carte ne couvre que le secteur à l'est de Ste Mère Eglise, secteur de la 101st Airborne. L'homme dont l'hoistoire n'a pas retenu le nom, est le précurseur des 181 autres paratroopers qui durant toute la journée du mardi 6 juin vont rejoindre à travers les marais la bourgade Graignes.

Le nombre de ces hommes du 501st reste sujet à discussion. 18, 20? Ils appartiennent à la compagnie B et à la compagnie HQ du 1/501st. le Commanding Officer de B/501st est du nombre. Le capitaine Loyal K Bogart est touché par la flak dans son C-47. il insiste pour sauter avec ses hommes et se casse la jambe à l'attérissage. Il veut malgré tout se rendre utile. Placé dans l'église de Graignes, c'est lui qui va jouer les opérateurs téléphoniques entre les différents postes placés autour du village.
Autre officier présent à Graignes le Lieutenant George Murn, de la section de mitrailleuse du HQ/1/501st. En compagnie de deux autres Geronimo, il va installer sa LMG .30 cal au sud du périmètre défensif.

Lorsque les allemands, probablement des éléments avancés, Recon PZ-Grenadier Regiment 38, de la 17th SS Goetz von Berlichinghem entrent dans la ville, ils massacrent des civils et 24 troopers blessés, parmi lesquels des troopers du 501st, le Private William H Love, Hq/1/501 PIR, Roy M Callahan, T/4 Co B 501 PIR. et Bogart Loyal K Capt Co B 501PIR. Parmi les victimes également, Herb Weiss, Jimmie Millican,et Raymond Hoffman, tous du HQ/1 501 PIR.


Précisions

Un certain nombre d'imprécisions continuent d'avoir la vie dure en ce qui concerne les événements de Graignes, véhiculées par internet dont on ne dira jamais assez combien il est un vecteur aussi précieux que... dangereux.

Tout d'abord, faisons une bonne fois pour toute la peau à ce conte, légende, bêtise, ânerie... à propos de ces "12 planeurs Horsa , qui auraient largué par erreur, des paras du ... 507th près de Graignes." Ceci n'a aucun sens. Suffit de regarder les heures de largage des planeurs...

En revanche, un planeur, Waco celui là, le Chalk #42, 43-41826, 74th TC Squadron, Chicago mission, piloté par le Flight Officer Irwin J. Morales et son co-pilote le 2nd Lt Thomas O. Ahmad s'est bien crashé à proximité de Graignes. Il transportait, semble t'il, un canon anti tank du 81st Airborne Anti Aircraft Anti Tank Battalion. Deux servants, les Pfc Norwood Lester et George A Brown ont survécu au crash et on rejoint Graignes en compagnie d'Ahmad et Morales.

Ces quatre hommes ont rejoint les paratroopers dans Graignes et ont participé aux combats. Morales s'échappera de Graignes dans la nuit du 11 au 12 juin en compagnie d'un T/5 du 507th. Les deux hommes rejoindront un groupe du 501st près de Carentan le 14 juin.

Ahmad aurait été KIA à Graignes.

On retient par ailleurs le chiffre de 32 tués parmi les parachutistes américains. L'historien Brian Siddal, ainsi que des sommités comme Dave Berry et Mark Bando s'accordent aujourd'hui à penser que ce chiffre avoisine les... 50.
Des démarches seraient en cours pour corriger le monument de Graignes, qui indique par exemple Jean Tessier parmi les KIA, alors qu'il a été POW et est décédé en 1972.
Jimmie Millican, Roy Callahan, et Raymond Hoffman, tous du HQ/501st sont aussi KIA à Graignes et absents des listes.

Il convient naturellement de distinguer les KIA et les EXECUTES ; sur les 32 (ou 50) tués Américains de Graignes, 17 ont été de sang froid assassinés par les SS. Les autres sont morts durant les affrontements, souvent tués par les tirs de 88, à l'instar de leur Commanding Officer, le Major Charles D. Johnson, Executive Officer du 3/507th, tué par un tir direct de 88 alors qu'il se trouvait au chevêt du 1st Lt Maxwell.

Il en va de même pour les victimes civils, dont le plus grand nombre a été tué durant les combats, et non pas massacrés comme les infortunés Père Leblastier, Frère Lebarbanchon, Eugenie DuJardin et Madeleine Pezeril, dont les corps ont été incendiés dans l'église même.

Notons enfin que deux pilotes de la RAAF se trouvaient également à Graignes durant cette terrible semaine. Il s'agit de membres d'équipages d'un Lancaster du 106th Squadron, de nationalité Australienne. L'un, blessé, décèdera de ses blessures, et l'autre parviendra à quitter Graignes.

Le chiffre des pertes allemandes est un mystère. Les troopers ont fait pas mal de cartons sur des patrouilles allemandes autour de Graignes jusqu'à l'arrivée du Panzer Grenadier Regiment 38 de la 17ème SS. Les différents assauts SS étaient semble t'il extrêmement mal menés, par des troupes totalement inexpérimentées, et les .30 Cal ainsi que les mortiers US ont fait des ravages. On sait que les troopers assiégés disposaient de 5 mitrailleuses M-1919-A4 et deux mortiers de 81 mm.

Les chiffres avancés ici et là entre 800 et 1 200 semblent en revanche exagérés. il demeure que la population de Graignes a été réquisitionnée de force le 12 juin pour "nettoyer" le champs de bataille, et que cette tâche leur a pris toute la journée....
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jee py

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MessageSujet: Re: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   Mer 16 Jan - 23:38

Super , merci pour les précisions.

C'est vrai qu'il y a encore beaucoup de coins d'ombres dans cette triste histoire et les témoins direct ce font de plus en plus rares.

Est-ce que tu as plus d'info concernant Jimmie Millican et Raymond Hoffman

J'ai bien un Raymond Hoffman - 36613017 - 502th PIR - Dcd le 06 juin 1944 - Enterré à Colleville-sur-Mer Bloc J - Rangée 19 - Tombe 3. Est ce que c'est lui ??

Encore merci ,

Jee Py
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MessageSujet: Re: L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-   

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L'HISTOIRE TERRIBLE DU VILLAGE DE GRAIGNES -50-
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